C'est tellement bon d'aimer les gens qu'on aime...

C'est tellement bon d'aimer les gens qu'on aime...
Hier j'ai fait une vraie déclaration d'amour. La première que j'ai jamais faite de toute ma vie. Et je l'ai adressée à mes amis, les vrais, les seuls, les bests... Et comme je leur ai dit, on dit que l'on est riche que de ses amis alors il faut que je rassure mon banquier parce que je suis pétée de tune! lOl
Il y a des moments comme ca, des ptits instants banals qu'il faut apprendre a garder et a observer, des moments qu'il faut graver dans ses souvenirs.
Et quand ca ne va pas, c'est tellement bon de savoir qu'on peut compter sur ceux qu'on aime...

Alors encore une fois merci... merci à vous pour m'avoir aidé, rassuré, encouragé, consolé, fait avancer, progresser, merci de me guider, de me faire aimer celle que je suis, de m'épauler, de m'écouter, de me caliner..
Merci d'être là, de tenir ma main quand j'ai coup de blues, merci de ne pas me juger quand je fais des conneries, merci de me remettre a ma place quand je dérape aussi... merci pour vos conseils, vos doux mots... merci, merci, merci!

Je vous aime! <3
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# Postato domenica 14 giugno 2009 18:34

Maman

Au téléphone:
Maman: "Ca va ma puce? tu as passé une bonne journée?"
Moi: "Oui ca va."
Maman: "Tu es sûre? Tu as une petite voix."
Moi: "Oui oui. Je t'assure, ca va."

"Oui oui je t'assure ca va." Qu'est ce que tu voulais que je te dise? Quand on demande à quelqu'un si ca va, on ne s'attend pas à ce qu'il réponde "non"..
Et puis tu es loin maman et je sais que tu te fais déjà assez de souci comme ça.
Alors mes coups de blues, je te les cache, maman.
Parce que oui tu as raison, ca ne va pas Maman. Mais je ne veux pas te le dire, je ne veux pas en parler, je ne veux pas que tu saches.
Non, ca ne va pas Maman. Parce que je suis loin de toi et que je me rend compte seulement aujourd'hui de tout ce que j'ai perdu.
Ca ne va pas parce qu'à trop vouloir aller de l'avant, j'ai foncé dans le mur, Maman.
Ce matin je me suis regardée dans le miroir, et je ne me suis pas reconnue. Je ne me suis pas reconnue Maman.
Je ne sais pas qui je suis. Ou je vais. Et pourquoi et comment.
Qu'est ce que je fous la? Pourquoi je suis partie?
J'ai l'étrange impression d'avoir arrêté le temps 3 ou 4 ans en arrière. Et aujourd'hui, la vie reprend son cours, mais je n'ai pas maitrisé tout ce qui s'est passé entre temps.
J'ai la terrible impression de parcourir le temps sans me retourner, et de laisser une à une les gens qui m'entourent sur le bord de la route. La terrible impression que tout le monde a réussi à poser ses valises. Mais pas moi...
Pourquoi?
Je ne me souviens pas, je ne me souviens plus.
Je ne me souviens pas avoir quitté Royan, ni être arrivé ici. Ni même m'être inscrite à la fac, avoir eu mon bac, avoir foirée mes partiels, avoir rencontré tous ces gens, avoir errer dans les rues pictaviennes à la recherche de l'inconnu. Je ne me souviens pas de tout ça.
Je m'appelle Sarah, je suis étudiante en Droit, et je ne connais pas.
Je ne me connais pas Maman.
Je ne sais pas où je vais mais je ne sais pas si je veux le savoir non plus. Est-ce que j'irai aussi vite si je le savais, est ce que j'aurai encore l'envie?
Je fais des choses sans savoir pourquoi. Est-ce que je le fais pour moi? Pour les autres? Pour qu'on m'aime? Ou est-ce que je le fais juste pour que tu sois fière de moi Maman?
Pourquoi je cherche toujours à être là où on ne m'attend pas? Pour te surprendre? Sans doute...
Alors non ça ne va pas Maman. Mais comment est ce que je pourrais te le dire sans te décevoir?
Comment est-ce que je pourrais te dire ça? Que je suis mal dans ma peau.
Et ca ne va pas parce qu'on me fait du mal. Parce qu'il me fait du mal.
Mais comment je pourrais t'avouer tout ça? Comment je pourrais te parler de son absence, de mes angoisses?
Alors non, Maman. Ca ne va pas. Parce que j'ai foiré ma première année mais que même si ca te décois, même si ca me décois, je m'en fout Maman.
Je m'en fout parce que j'ai besoin de temps. J'ai besoin de temps pour me rtrouver, pour me connaitre.
Et je sais que mes exams je peux les repasser. Mais lui...
Et parce que j'essaie de l'effacer mais ce n'est pas en étudiant la loi constitutionnelle n°2008-724 que j'y arrive Maman.
Et ca ne va pas parce que je l'aime trop cette ville. Et je le coeur qui s'émiette quand je la quitte trop longtemps.
Pourtant je t'aime Maman et j'aime tant te retrouver.
Ca ne va pas parce que je rêve d'être ailleurs. De revenir quelques années en arrière et ne jamais connaitre Poitiers.
Mais je sais qu'ici je vais apprendre à me connaitre et à me construire même si aujourd'hui je me perds.
Et ca ne va pas parce que j'ai peur de devoir partir un jour.
Parce que je suis trop affective et que ce soir d'une ville ou d'une personne, dés que je m'attache, je ne peux plus me défaire.

Ca ne va pas... Parce que je suis entière...

Un jour peut être tu me liras. Tu verseras une larme et penseras que je vais mal. Tu me téléphoneras et tu feras mine de rien tu me questionneras jusqu'à ce que tu m'avoues que tu a lu cet article.
Je pleurerai aussi parce que je serai soulagé de ce poids des mots et des maux que je retiens en moi depuis trop de temps.
Je ne voudrai pas parler de tout ce que j'ai écris et toi, Maman, tu me poseras des questions détournée pour comprendre. Je répondrais en restant très vague et j'essaierai de changer de sujet.

Et je te dirais "tu vois Maman tout va bien."
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# Postato lunedì 20 aprile 2009 13:15

A mon petit frère de coeur... Mon Clyde... Mon biscuit...

A mon petit frère de coeur... Mon Clyde... Mon biscuit...
Je suis l'amie intime,
Celle que tu appelles, dans tes soirs de déprime,
Quand l'espoir se fait la belle,
Je suis celle qui reste,
Quand l'ennui assassine,
Qui veut bien faire les tests pourris des magazines,
Je suis la bonne oreille qui sait tout de ta vie,
Et quand tu as sommeil
Celle qui veille tes nuits...

Je suis l'amie d'enfance,
La voix du réconfort,
Et qui prend ta défense
Que tu ai raison ou tort..
Je suis là quand il faut
Et j'accepte aussi bien,
Quand tu me tourne le dos,
Parce que tu vois quelqu'un...

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# Postato sabato 18 aprile 2009 07:37

Que ce serait beau un peu d'humanité...

Que ce serait beau un peu d'humanité...
"Ce vieil homme fatigué d'Algérie,
Qui regrette son Maghreb jour et nuit,
Tous juste toléré aujourd'hui,
Faut dire que ça fait que 30 ans qu'il est ici...
Qu'il ne sera jamais propriétaire,
Qu'il occupe une chambre de bonne,
Au pays de Voltaire, au pays des Lumières et des Droits de l'Homme,
Ce sans-papier rejetté qui repart,
Sans nous dire au revoir, sans même dire merci,
Pour ce billet de charter gratuit,
Vers la misère de son pays,
Ca le soulagera surement d'apprendre,
Et faudrait quand même pas qu'il oublie,
Qu'on a gravé fraternité sur le fronton de nos mairies..."


Aujourd'hui, un de nos étudiants poitevins à été expulsé...
Ca faisait 9 ans qu'il était en France,
Il préparait sa maîtrise...
ET voilà on lui a juste dit que sa carte de séjour était périmé et qu'il devait partir...
Sans même lui laisser le temps de se retourner, ni de passer ses examens.
On lui a dit en somme d'oublier ses 9 dernières années, ses amis, et tous les espoirs qu'on lui a donné en le laissant étudier dans nos universités...

Il part en ce moment même vers Paris où on va le mettre en cellule avant de le pousser dans un charter et de le larguer au beau milieu de nulle part... Il n'aura que des souvenirs auxquels s'accrocher...

Et ça me tue de voir que des juristes délibérent pendant 1h30 pour savoir si oui ou non on va garder un sans-papier encore 15 jours pour qu'il ai le temps d'organiser son départ.

Un peu d'humanité, ça ferait pas de mal...


Ce soir je pense très fort à lui...
Et j'ose espérer qu'un jour notre pays redevienne celui des droits de l'homme...



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# Postato venerdì 20 marzo 2009 15:09

"Julie et Sarah" de Martin Rappeneau

"Julie et Sarah" de Martin Rappeneau
Il faut les voir,
Jamais l'une sans l'autre,
A parler des heures,
Que seront-elles demain?

Faut-il les croire
Quand elles jurent à voix hautes?
"Rien ne me fait peur,
Si tu sautes, je saute,
Si tu lâches moi je tiens"

Julie et Sarah
Sont sur un bateau,
Qui n'a vu que l'eau des adolescences,
Mais ne leur dites pas,
Que l'une d'elle bientot
Préférera la peau de ce garçon qui chante.

Pour le moment,
C'est leurs rires qui résonnent,
Elles sont ailleurs,
Belles au bois dormant

Elles se ressemblent,
Même si l'une plus que l'autre
Vole les regards
Sans le savoir, est déjà loin devant

Elles la chuchotent
Elles la rêvent éternelle
Cette promesse fragile,
"Quoi qu'il arrive, on ne se perdra jamais, jamais..."

# Postato mercoledì 18 marzo 2009 13:07